Les hiérodules – L’offrande du sexe

Figure : Une hiérodule accueillant un fidèle
Ce n’étaient pas des lamentations que l’on entendait jaillir des temples d’Ishtar ou d’Aphrodite, mais des gémissements et des cris de plaisir.
Les hiérodules offraient leur corps aux pèlerins dans un rituel sacré pour les emmener au divin orgasme ou la petite mort. Elles étaient servantes sacrées perpétrant l’acte religieux de faire l’amour, meilleur moyen de retrouver l’unité entre le ciel et la chair, entre le spirituel et le matériel, de relier l’impalpable au palpable.
E = mC2. L’énergie est la matière et vice-versa. Mais pour passer de l’un à l’autre, il faut connaître le rituel.
Le monde moderne, en façade pudique et marchand, a transformé ces prêtresses en honteuses sorcières et a oublié que le sexe, quand il est libre, consenti et relié au cœur, est un acte de lumière.
