L’attaque du vivant

Aujourd’hui, on ne sacrifie plus dans le feu, sauf parfois les livres... Mais on tue les sols, on empoisonne les semences, on cache le soleil, on vend des pesticides, on supprime les savoirs naturels.
La logique commerciale est parfaite :
Les humains sont pénibles et chers. Achetez des machines pour les remplacer. Elles travailleront mieux, plus longtemps et ne sont jamais malades.
Pour faire passer les machines dans les champs, il faut des sillons et des routes qui écrasent la terre et la vie qu’elle héberge. Donc on réduit d’autant la surface cultivable.
Comme les machines sont douées pour un seul type de culture, on privilégie les grandes exploitations en monoculture. Retenez le terme MONO, un seul.
Les espèces animales se spécialisent dans une variété végétale. Une monoculture est un open bar pour l’espèce animale correspondante, qui se multiplie, et devient nuisible.
Donc, on vous vend des pesticides (aussi appelés biocides, qui tuent la vie) qui vous débarrassent des nuisibles. Mais aussi de toute la vie autour et dans les sols.
Sans vie et enrobées de biocide, les plantes meurent. En effet, les plantes sont le relai alimentaire entre le microscopique et les grands animaux que nous sommes.
Donc on vous vend des plantes qui résistent aux pesticides, les OGM, Organismes Génétiquement Modifiés.
Avant les paysans achetaient des graines, les plantaient, les plantes s’adaptaient progressivement à leur nouveau biotope et étaient de plus en plus belles. Le paysan récupérait les graines à chaque génération. Et chaque graine est différente de l’autre, certaines évoluent bien, d’autres moins bien et ont tendance à disparaître. Cette diversité procure une richesse alimentaire aux futurs consommateurs qui eux-aussi se reproduiront, etc.
Un OGM est le clone d’une seule plante. Ce qui signifie que les millions de brin de blé, d’épis de maïs, de courgettes… produits chaque année sont en fait l’exact même plante dotée du même patrimoine génétique qui varie selon les objectifs de croissance de l’entreprise qui les fabrique. L’OGM appartient légalement à celui qui le fabrique. Le paysan est obligé d’acheter chaque année de nouvelles graines et est pieds et poings liés au commerçant.
La seule vertu des graines OGM est de résister aux pesticides.
C’est génial non ?
Et le discours reste le même : “C’est pour nourrir le monde.”, “C’est pour sauver la planète.”, “C’est pour votre bien.”.
Mais les faits sont là, les sols occidentaux ont perdu 95% de leur vie, Le vivant s’effondre et l’avenir est hypothéqué. Pendant ce temps, ceux qui ont tué le vivant vendent les brevets pour le remplacer. Des abeilles drone, de la smart dust (chaque grain de poussière est un ordinateur, oui ça existe), des moustiques ogm, des thérapies géniques auto répliquantes (qui se diffusent comme des virus au sein des troupeaux), etc.
Le diable se cache dans les détails et Baal est dans toutes les petites lignes. Car si un OGM, appartient à celui qui l’a créé. Nous vous laissons quelques instants penser aux répercussions gigantesques de ces lois sur les récentes thérapies géniques.
